08.09.2008
re-création terminée
Bilan contre bilan, les campagnes électorales s’annoncent lancinantes de part et d’autre. Certains voudront se séduire pour s’acquitter de la dette consistant à produire et présenter aux électeurs ce qu’ils voudront entendre. Alors que le passé contemporanéiste par la sorcellerie numérique est connu de tous de sorte que le discours charmeur, lieu de dédoublement falsificateur de l’histoire de l’intelligence commune, ne sera qu’une de ces caisses de résonnance au pigment discutable : l’ivoirité
ou si vous voulez, l’ivoirienneté . D’autres, certainement convaincus de leur statut de martyr de l’histoire récente ne manqueront pas de verser dans ce qu’il convient d’appeler la pédagogie de holocauste sacramentel.
Les faits, opiniâtres, ne se dissimulent pas aisément au regard le moins lucide. Pour une fois, tous ont de la matière à défendre et puis, il y a les acteurs ou si vous voulez, les metteurs en scène : ceux pour qui le zèle le plus expressif n’a pas encore de vocable linguistique. Ceux là, sont des aiguilles muettes au bas-fond des escarcelles de chaque politique.
La politique est un jeu pour qui sait devenir enfant ou pour tous ceux qui l’ont été une fois dan leur vie : C’est le lieu à partir duquel la réflexion complice se fait porteuse de clés diaboliques. Devenir encore enfant, c’est en quelque sorte prendre un recul par rapport à ce qui est fait par tous et connu de tous : c’est jouer et s’épanouir. L’enfant a ceci de particulier que son monde se veut toujours nouveau. Il faut cesser de paraître sérieux ; au sens où ce qui est sérieux se conforme toujours à du déjà-dit ou du déjà-fait : il faut faire ce qui aurait pu l’être et qui ne l’est pas encore.
Alors fini la ré-création! le mot tel qu'écrit traduirait desormais l'idée que toute reflexion complice sera estampillée infraction...
14:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2008
le débat a-temporel
S'il est un débat capable de séduire toutes les opinions en cette période de vertige electoral, c'est celui qui touche l'intimité de notre orgueil.Un site s'est offert le mérite d'engager le debat.
17:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.07.2008
Mandat de repos ou mandat de dépôt
Tout travailleur a droit au repos. C’est une expression qui rappelle en référence le concept de la paresse humaine. Le philosophe français Jean jacques Rousseau ironisant sur le concept du travail disait ceci : « l’homme est tellement paresseux que lorsqu’il travaille, c’est toujours encore pour se donner du repos » fin de citation. Cette pensée, s’il est vrai qu’elle revêt un sens métaphysique applicable à l’être humain en ce que son principe est inscrit dans son essence, il faut reconnaître que le procureur de la république confirme sa matérialité.
Car lui, il travaille. Et lorsqu’il se donne du repos, c’est toujours pour travailler et bien travailler. Beaucoup d’ivoiriens ne savent pas que le mois de juillet sonne la date des vacances judiciaires. Maintenant qu’ils le savent, ils auront un regard serein sur l’actualité des grilleurs d’arachides. La diarrhée moralisante enclenchée par la justice n’est pas interrompue en tout cas pas encore.
Mais les secteurs infectés sont connus et les ivoiriens les voient même les yeux fermés .Ces secteurs empestés attendant de bénéficier de la visite technique de l’équipe à Tchimou sont ténus par des dinosaures dont les pouvoirs sont tout aussi redoutables qu’insolites. C’est à croire que la partie sera belle. Belle au sens où il y aura du suspens, de la tension, des tracasseries bureaucratiques et des réunions nocturnes.
De toutes les façons, il est de notoriété publique que rien de grandiose ne s’obtient sans heurt. La suite du parcours du procureur se dessine : les secteurs sont connus et, peut-être , les hommes aussi. les ivoiriens eux parlent déjà des maitres à orchestre du concours d’entrée à l’école Nationale d’Administration, de ceux de l’école de police, de l’INFAS, de l’ENS et bien d’autre encore. Les secteurs sont connus et le procureur, lucide, saura mettre d’autres au repos car à l’origine, tout travailleurs a droit au repos .
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08.07.2008
VOICI POURQUOI JE N'ECRIS PLUS
14:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.06.2008
refondation?
Refonder l’entourage…
La particularité de l’opinion consiste en ce qu’elle s’oblige à épouser tous les esprits en même temps ; et les commentaires afférents à cette opinion apparaissent pour certains, comme un phénomène relevant d’une attitude de ré- actionnisme.
Depuis bientôt un moment, l’on parle de corruption et de fraude dans tous les secteurs d’activité de notre chère république. Le Président de la république décide d’y consacrer une thérapie appropriée. « Bien joué ! »Mais quelle thérapie ?
Celle qui consiste à donner dans le spectacle de type franco-sarkoziste ? Entre nous, pourquoi vouloir montrer aux ivoiriens que la lutte contre la corruption constitue la priorité d’un gouvernement jugé sérieux, à une époque de l’histoire d’une génération ? Un gouvernement ou un état, ça ne veut pas dire une ONG de spécialisation. Gouverner, c’est avant tout tenir compte des besoins des citoyens et non faire la promotion de l’éradication d’une peste vieille que la republique.
Subitement, le Woody décide de faire des déclarations à la télévision nationale sur la nécessité de combattre la corruption comme si le phénomène s’apparentait à une conjoncture circonstanciée.
Monsieur Hubert Oulaye (par exemple), ministre de la fonction publique est désigné par tous les candidats malheureux d’introduire dans cette institution des individus qui écrivent le vocable « Congé » avec un « T » à la fin. Ce que disent les consciences muettes de cette république, nous oblige à nous interroger sur la chaine organisatrice des concours : Depuis le ministère de tutelle jusqu’au vaguemestre de l’institution en charge de la gestion pratique des dossiers administratifs afférents aux concours, il y a une gangrène.
La corruption est devenue depuis quelques semaines, le mal commun à toutes nos administrations. Chaque ministre veut montrer au président de la république sa hargne à dépuceler le mal : A la police, il est procédé présentement à l’authentification des diplômes ayant servi de prétexte aux candidats : quel sacrilège ?
Monsieur le ministre de l’intérieur que dis-je ? Monsieur le juriste Désiré TAGRO, qui mieux que la DECO peut authentifier un diplôme du cycle secondaire ? Voulez vous nous dire que vos services, dans cet exercice, ont requis la compétence de la DECO ? Mais tout de même, vous savez que la foire aux vérifications des diplômes de vos policiers que vous avez organisée pourrait se faire avant même l’étape des visites médicales. Les ivoiriens pensent que cette méthode pourrait vous disculper de toute suspicion (légitime). Et, pensez vous vraiment qu’un policier qui « a payé » une forte somme d’argent pour faire partie de vos effectifs, puisse vraiment se laisser prendre comme titulaire de faux diplôme ?
A l’INFAS du Docteur ALLAH KOUADIO le constat est le même : les prix varient selon les spécialités. Mais ALLAH lui ne se fait pas prier pour centraliser les services de l’administration de l’établissement : Une manière de dire aux uns et autres que la paie se fait directement chez le « Bon Dieu », qui est fou ? La Cote d’ivoire est ainsi plantée. Et les décisions ne sortent que lorsque le peuple n’arrive plus à retenir ses pleurs et ses douleurs : une sorte de mise en scène cinématographique.
L’opinion commune ce n’est pas encore l’opinion publique. Mais quand l’opinion commune est partagée par l’opinion publique, c’est que le mal a atteint son acmé. Et dans ces circonstances une déclaration ne suffit pas pour élever le problème à son concept.
On peut bien organiser des séminaires sur la lutte contre la corruption par ce que l’on a senti que le Président est fâché avec les corrupteurs et donc avec les corrompus mais que peut valoir un séminaire si les organisateurs sont les impliqués dans la désintégration de la vertu civique ?
Aux élections, les nouveaux nés ne votent pas. Et un ministre incompétent à lui seul ne saurait remplir une urne (même pas celle de son village). Les Etudiants et diplômés de Cote d’ivoire ont appris à mener le bon combat : celui de la république…méditons-le !
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