« 2008-02 | Page d'accueil
| 2008-04 »
31.03.2008
Aux urnes comme aux urinoires?
Une attention particulière sur les choses telles qu’elles vont nous permet de dire que la politique ivoirienne est riche en symbolique mais aussi en symphonie.
Deux hommes : le premier est chef de l’état, le deuxième est ex chef. Comme par hasard, les deux hommes ont choisi, chacun selon qu’il lui convient, de se rendre dans la « république » de Yopougon : ville de résistance et de persévérance dans la lutte, Yopougon n’est pas moins une ville de joie et d’allégresse.
Yopougon la joie ou Yop le YOPLAIT .Yopougon des grandes dates ou POY de la résistance. Yopougon de FIGAYO, de la rue Princesse, de Wacouboué et de Wassacara Mais aussi et surtout du 12 fvrier 1992: Ce Yopougon là est un martyr, ce Yopougon là, a été bâillonné au grand mépris de droit de la contradiction et de la liberté d’opinion que proclame la loi fondamentale.
La bataille de la (re)conquête de yopougon telle que annoncée par le plus vieux parti politique de la république de d’ivoire, a été perçue et saisie par tous les acteurs de la république. Le Président BEDIE, habituellement accompagné de sa petite pluie faisant de lui le dernier de la Tribu des N’ZUE BA est devenu depuis YOPOUGON, à la grande surprise, N’ZUE bas(se) ou le fond très bas de la rivière muette. Entre profusion d‘injures et d’attaque ad eminem, le Président du PDCI a perdu, dans une répétition abusive du faux, l’usage de la courtoisie et du bon sens.
L’injure publique est un délit. Mais le délit n’a pas besoin d’un public pour être répugnant. Et à Yopougon, la joie a transi les cœurs et fondu les habitudes à un point tel que le discours discourtois y apparaît comme un péché impardonnable.
Le Président BEDIE a promis parler aux habitants de Yopougon, mais il n’a parlé que de GBAGBO. Et comme pour répondre aux appels de son concitoyen, le Président de la republique s’y est rendu aussi mais avec un rameau de gaieté et de concorde.
Deux visites triviales peut –être sans signification. Mais deux visites, dans un bastion réputé FPI, de deux personnalités diamétralement opposées sur le cercle chromatique. Une visite dédiée aux injures et aux foires de grandes digressions politiques. Une autre consacrée au loisir et à la détente humaine dans ce qu’elle a de thérapeutique.
La rue princesse visitée par le Chef de l’état et ses vieux compagnons des partis socialistes français. Une visite que certains jugeraient d’inopinée et sans importance. Et pourtant cette qui a crée l’émeute à la rue princesse peut revêtir, politiquement, des vertus d’une certaine thérapie pour un peuple empoisonné au mensonge politique et à la démagogie d’une position de minoritaire.
Mais il faut comprendre que l’heure de faire face aux urnes a sonné et devant les urnes, uriner sur autrui n’est pas toujours maladroit. Librement, certains peuvent choisir d’uriner sur le visage de l’électeur qui l’admire. On urine comme on peut tant pis si notre pipi mouille les autres.
15:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2008
Du JIHAD à la FITNA ?

« Fitna » a été choisi comme nom du film anti-islam controversé et potentiellement explosif qui sera diffusé (s’il ne l’est déjà) le mois prochain par le député néerlandais Geert Wilders, chef du parti néerlandais liberté PVV.
Le titre est le terme islamique pour « mal », a dit l’honorable Wilders - dont le parti détient neuf des 150 sièges au Parlement néerlandais - dans une interview publiée en fin de semaine.
Dans une référence lexicale, « fitna » est généralement considéré comme très difficile à traduire mais est considéré en même temps comme un tout englobant se référant à la fois aux mots schisme, sécession, anarchie et troubles. « Le titre renvoie à des situations où la foi des musulmans est testée », a déclaré Wilders dans un entretien avec des journaux GPD.
« J’ai insisté pour utiliser une expression qui se trouve également dans le Coran. L’Islam et le Coran sont mon épreuve. J’utilise le terme dans un sens inverse… Pour moi, le Coran vénéneux est fitna ».Wilders, qui vit sous protection policière depuis 2004, a proposé le mois dernier que le gouvernement néerlandais devrait interdire le Coran, car il estime qu’il s’agit d’un livre qui propage une doctrine pernicieuse, tout comme Mein Kampf de Hitler.
Mais alors une seule question au député néerlandais : avez-vous déjà lu le coran ? Si oui, pourquoi n’illustrez vous pas les séquences de votre film par des sourates rappelant en référence la violence : faites attention, le libertisme n’est pas une doctrine c’est un péché pire que l’intégrisme.
15:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.03.2008
YOPOUGON: POY, YOP ou la Joie du PDCI ?
Il y a des situations où la traque est souvent séduisante que la capture.et pour les grands chasseurs, le grand plaisir réside dans l’effort, l’attention et les bacchanales qui émaillent l’ambiance de la traque
Yopougon est la plus grande commune de cote d’ivoire. L’avoir dans son électorat permettrait de maintenir, allumée, l’hallucination de l’ambition politique. « Celui qui a Yopougon avec lui gagnera les élections » titrait, avec fierté, un quotidien de la place en début de week end pascal. Des propos d’une certaine infertilité, sans vergogne ni flétrissure ont déjà commencé à émailler la sphère politique.
Prendre yopougon n’est pas un événement en soi. L’en ériger, c’est faire preuve d’amateurisme. La Cote d’ivoire qui sait brûler les armes saura se tenir face aux propos d’une certaine désinvolture reconnue. Djedjé BAGNON le sait et DOUKOURE Moustapha aussi: la bataille de yopougon n'aura pas lieu ou a dejà été remportée...qui n'aime seins clai.....?
16:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le drame de Dramane
Le zèle est une vertu.
L’une des vertus qui tuent ou enrichissent les services d’une entreprise.
Mais lorsque le zèle embrasse la cécité, il finit par se muer en une haine dont la contingence ne manque pas de traduire un humour déconcertant.
Le Ministre TANOH de la construction, n’a pas envie de perdre son statut de ministre. Et cela, rien que pour cela il improvise une danse autour du monarque.
Alpha Blondy aurait construit sur un site public sans permis de construire. Certes.
Mais est-ce seulement hier que la méga star du reggae a fait sortir de terre sa résidence privée ? Sinon, où était notre ministre de (dé)construction depuis que Marcoussis a concrétisé son rêve de devenir Ministre ? En Cote d’ivoire, la contradiction est presque devenue un péché. Et pour l’opinion publique, une chose reste certaine : DRAMANE n’est pas content de la sortie de Jagger et ne cesse de crier au Drame : soyez à l’écoute, car le plus intéressant est devant !
11:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2008
L’Afrique, l’Opinion et la Chine moderne
A un moment où les puissances occidentales semblent délaisser le continent africain ou n’y ont maintenu qu’un seuil de présence minimale, la Chine a fait montre de sa capacité à assumer son nouveau rôle de puissance émergente. Faisant preuve d’un dynamisme impressionnant, elle a mis en œuvre une stratégie globale pour trouver de nouvelles frontières à ses populations et à son économie. Acteur à part entière de la mondialisation, Pékin a compris le bénéfice qu’il pouvait tirer de l’Afrique en usant d’une des armes les plus redoutables de l’après guerre froide : la puissance économique.
.L’afrique n’a pas changé ses méthodes de collaboration de partenariat et de retrocession de marché alors que la chine est une puissance économique tout aussi boulimique que n’importe quelle puissance dans le panier du G8.
La Chine industrielle est un esprit subtil dont la sagacité perfore parfois les caprices de la nature : une terre sismique qui réussit, sans bruit, à planter des gratte-ciel d’une exemplarité vérifiée. Et c’est au nom de cette subtilité que la présence de cette puissance en Afrique requiert une aggiornamento collectif non pas pour avertir contre quoi que ce soit mais au moins pour avoir une lisibilité transversale de cette percée nouvelle dont la déglutition ne se passe non sans grogne.
Le Sénégal du sopie n’a pu se contenir lorsque l’expansion du trafic des chinois s’est révélé concurrentiel. Le 29 novembre 2002, Ousmane Sy Ndiaye, secrétaire permanent de l’Unacois, expliquait à Afrik : « Les Chinois se positionnent sur les mêmes créneaux que les Sénégalais, en proposant des produits de moins bonne qualité, à des prix inférieurs à ceux pratiqués normalement. Ils ne respectent pas la législation douanière et fiscale du Sénégal. Pour payer des taxes réduites, ils déclarent des importations de containeurs de pièces détachées. Or, les pièces en question sont prêtes à être emboîtées en une demi-heure pour donner des produits finis. C’est une économie de temps et d’argent qui leur permet d’être redoutablement compétitifs... »
Par ailleurs, le même jour, le responsable de l’Unacois ajoute : « Nous voulons que le cordon douanier soit respecté pour que des produits dangereux pour la santé des consommateurs n’entrent pas sur le territoire. Nous avons déjà reçu des plaintes de consommateurs qui expliquaient que le cuir qu’ils avaient acheté leur provoquait des allergies. D’autres ont signalé que les pots de fleurs faisaient mourir leurs plantes ».C’est une déclaration enregistrée à chaud, au moment où le collectif des syndicats des commerçants du Sénégal a appelé à une protestation populaire. Mais c’est une déclaration qui rappelle en référence un problème commun à touts les pays de l’Afrique noire : « le cordon douanier » c'est-à-dire le droit d’entrée et de sortie des marchandises. Mais aussi « le cuir qu’ils avaient acheté provoquait une allergie » la question qui se pose là est de savoir si ce discours est subséquent aux exigences dictées par la nécessité syndicale ou un simple problème de vulnérabilité en matière de bien de consommation. Dans tout les cas, il ya matière à réflexion.
17:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2008
Vivre, c’est aussi apprendre…
Le rastafarisme vient de « Ras Tafari » c’est –à-dire puissance de la « trinité », nom pris par Hailé Sélassié, qui, selon les prédictions de Marcus Garvey, serait le Dieu et le guide du peuple noir pour le retour à la terre promise de Zion sur la terre d'Ethiopie.
Les Rastas utilisent plusieurs préceptes du judaïsme, de l'animisme africain et du protestantisme anglican. Selon les préceptes du lévitique, ils ne se coupent pas les cheveux, ne se rasent pas, ni ne se peignent car leurs cheveux sont une couronne offerte par Dieu, et qui représente aussi l'esprit du lion de la tribu de Juda. Un rasta n’est donc pas un claquemuré ou un dompté : C’est un esprit libre à la recherche du réellement réel qui ne saurait s’accommoder de son seul statut de porteur de message spirituel dans la mesure où le spirituel légifère sur le physique.
Dans une société rancie d’inculture politique et de mauvaise foi, le rasta est la seule personne dispensée du droit de sommeil et de repos. Ses prises de parole et ses sorties sonnent comme le beffroi du temple de Salomon.
Alpha Blondy est une icône interplanétaire de la musique reggae : musique servant de courroie de transmission au message de la puissance de la sainte trinité. Alpha Blondy n’est pas un politique mais est condamné à travailler sur la politique aussi longtemps que la médiocrité fera partie du quotidien des habitants d’Eburnie. Alpha Blondy est un rasta et comme tel il ne saurait limiter son action à la seule sauvegarde des armoiries de l’opposition. Il a aussi et par ailleurs un devoir de vérité et de constance. Un devoir de pureté.
Dire alors qu’un rasta n’est pas crédible parce qu’il accuse un individu d’être à l’origine des malheurs d’une famille, c’est ne pas manquer d’humour. Car justement la vérité ne procède pas de clichés empathiques.
« Nous appelons tous nos militants, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, à boycotter les œuvres d’Alpha Blondy. C’est un escroc et n’a rien retenu de la philosophie Rasta » Quand des propos de cette médiocrité proviennent d’un homme politique, il est à croire qu’il existe en cote des responsables politiques qui manquent de formation. En revanche s’ils sont d’un ministre de la république, le pire est à craindre pour un gouvernement qui est à la recherche de ses marques. Le ministre (sic) Amadou Soumahoro par ailleurs secrétaire général adjoint chargé de la formation politique pense que dans la référence rasta, le mot Babylone symbolise « ETAT » et rien d’autre. Et parce qu’on se dit rasta on devrait obligatoirement incriminer l’état sans raison ni logique. C’est bien dommage qu’à coté des hommes comme le professeur Hyacinthe SARASSORO, intellectuel muri, des incultes soient désignés comme responsable en charge de la formation politique.
12:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.03.2008
Le péché impardonnable : l’auto satisfecit
Le sentiment de perdurer dans son être que nous procure l’instinct de conservation fait partie des vœux inavoués de toute volonté libre .L’instinct de conservation ou la volonté de ne se laisser surprendre par un danger quelconque, traduit l’idée qu’il n’y a jamais d’humeur vide.
L’humeur ne sait jamais trop se cacher des procès extérieurs : soit l’humeur est bonne soit elle est mauvaise. Il n’y a point d’intermédiaire.
Le Premier ministre SORO fait partie des hommes politiques ivoiriens a avoir posé le préalable sécuritaire à l’issue des assises de Marcoussis. Mais pour participer au gouvernement du Premier ministre seydou Diarra, l’on n’avait pas eu recours à un dispositif sécuritaire singulièrement impressionnant. L’homme a évolué et en humeur et en âge : un an à la tête d’un gouvernement de réconciliation « politique. » Un an d’atermoiement et de mépris des droits de consommateurs. Un an de… Un an de…
13:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note