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19.05.2008
La face cachée de l'iceberg
Nous sommes à cinq mois des élections présidentielles. El hadj Koné Zakaria le sait mais n’est pas content et il l’a fait sentir. Il est le commandant de la zone de Vavoua et Séguéla. Sa popularité dans cette zone ne souffre d’aucune ambigüité. Et cela est su de tous. L’homme fait partie des metteurs en scène de la communication de guerre du MPCI. Qui ne se souvient pas encore de ses répliques au lieutenant colonel YAO YAO Jules ? L’homme sait dire ce qu’il pense. Mais alors pourquoi décide t-il de prendre la poudre d’escampette au lieu de dire aujourd’hui ce qu’il rumine contre le secrétaire Général des Forces nouvelle (MPCI précisément) ?
El hadj KONE Zakaria est un fidèle du saint Coran. Il n’ignore pas les sourates de la traitrise. Mais il a décidé malgré tout de se fondre dans la brousse et de susciter par ce fait, un déclic dubitatif sur la bonne foi du MPCI (aspect politique de l’ex rébellion).
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16.05.2008
14 MOIS DE GESTION
Un auto procès !
Il n’ya jamais d’humeur vide. Et le discours d’un individu suffit pour savoir qu’il est content ou mécontent. Le drame de l’humeur consiste en ce qu’elle ne peut superposer deux états dans une même circonstance donnée. Soit un individu est content, soit il ne l’est pas mais jamais les deux. Et le premier Ministre SORO ne manque pas d’humour lorsqu’il se dresse un bilan ad hominem et pense dresser le bilan de la république de cote d’ivoire pendant quatorze mois.
Il faut alors se résoudre que l’homme n’est pas mécontent. C’est une humeur à louer et à apprécier dans la mesure où elle nous fait déglutir toutes ces longues années de guerre et d’exhibitions stériles. Le genre humeur a ceci de particulier qu’il parvient toujours à se remettre de ses couacs. Et c’est peut être cela qui fait que l’on regarde le bilan de SORO avec beaucoup plus de déférence.
Quatorze mois de gestion. En réalité, la mission n’avait rien de nouveau relativement aux missions antérieures confiées à d’autres "ministres premiers" (lisez premiers ministres). Mais il fallait que l’homme dépose aussi ses estampilles sur le voile ivoire avant de voir véritablement ce qu’incrustait la cosmogonie politique de l’éburnée. On peut se permettre des analyses. Des commentaires peuvent affluer de partout selon les envies mais il faut se convaincre que Rien N’a été encore Fait.
« Rien » comme symbolique de l’infime partie d’un tout : identification, désarmement (et non regroupement répétitif) pour des élections transparentes. Il faut rompre avec la logique de la confiance relative à un certain effet Simonot tendant à livrer aux operateurs techniques l’éclat d’une technicité dont eux-mêmes ne sont pas encore certains de pouvoir assurer comme de super structures.
Ces élections sont déterminantes pour l’avenir du pays et il faudrait ne pas jouer avec leur organisation : la contestation des résultats vient général de l’ambiance des différentes aspérités du processus. D’ici là, portez vous bien !
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