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11.06.2008
refondation?
Refonder l’entourage…
La particularité de l’opinion consiste en ce qu’elle s’oblige à épouser tous les esprits en même temps ; et les commentaires afférents à cette opinion apparaissent pour certains, comme un phénomène relevant d’une attitude de ré- actionnisme.
Depuis bientôt un moment, l’on parle de corruption et de fraude dans tous les secteurs d’activité de notre chère république. Le Président de la république décide d’y consacrer une thérapie appropriée. « Bien joué ! »Mais quelle thérapie ?
Celle qui consiste à donner dans le spectacle de type franco-sarkoziste ? Entre nous, pourquoi vouloir montrer aux ivoiriens que la lutte contre la corruption constitue la priorité d’un gouvernement jugé sérieux, à une époque de l’histoire d’une génération ? Un gouvernement ou un état, ça ne veut pas dire une ONG de spécialisation. Gouverner, c’est avant tout tenir compte des besoins des citoyens et non faire la promotion de l’éradication d’une peste vieille que la republique.
Subitement, le Woody décide de faire des déclarations à la télévision nationale sur la nécessité de combattre la corruption comme si le phénomène s’apparentait à une conjoncture circonstanciée.
Monsieur Hubert Oulaye (par exemple), ministre de la fonction publique est désigné par tous les candidats malheureux d’introduire dans cette institution des individus qui écrivent le vocable « Congé » avec un « T » à la fin. Ce que disent les consciences muettes de cette république, nous oblige à nous interroger sur la chaine organisatrice des concours : Depuis le ministère de tutelle jusqu’au vaguemestre de l’institution en charge de la gestion pratique des dossiers administratifs afférents aux concours, il y a une gangrène.
La corruption est devenue depuis quelques semaines, le mal commun à toutes nos administrations. Chaque ministre veut montrer au président de la république sa hargne à dépuceler le mal : A la police, il est procédé présentement à l’authentification des diplômes ayant servi de prétexte aux candidats : quel sacrilège ?
Monsieur le ministre de l’intérieur que dis-je ? Monsieur le juriste Désiré TAGRO, qui mieux que la DECO peut authentifier un diplôme du cycle secondaire ? Voulez vous nous dire que vos services, dans cet exercice, ont requis la compétence de la DECO ? Mais tout de même, vous savez que la foire aux vérifications des diplômes de vos policiers que vous avez organisée pourrait se faire avant même l’étape des visites médicales. Les ivoiriens pensent que cette méthode pourrait vous disculper de toute suspicion (légitime). Et, pensez vous vraiment qu’un policier qui « a payé » une forte somme d’argent pour faire partie de vos effectifs, puisse vraiment se laisser prendre comme titulaire de faux diplôme ?
A l’INFAS du Docteur ALLAH KOUADIO le constat est le même : les prix varient selon les spécialités. Mais ALLAH lui ne se fait pas prier pour centraliser les services de l’administration de l’établissement : Une manière de dire aux uns et autres que la paie se fait directement chez le « Bon Dieu », qui est fou ? La Cote d’ivoire est ainsi plantée. Et les décisions ne sortent que lorsque le peuple n’arrive plus à retenir ses pleurs et ses douleurs : une sorte de mise en scène cinématographique.
L’opinion commune ce n’est pas encore l’opinion publique. Mais quand l’opinion commune est partagée par l’opinion publique, c’est que le mal a atteint son acmé. Et dans ces circonstances une déclaration ne suffit pas pour élever le problème à son concept.
On peut bien organiser des séminaires sur la lutte contre la corruption par ce que l’on a senti que le Président est fâché avec les corrupteurs et donc avec les corrompus mais que peut valoir un séminaire si les organisateurs sont les impliqués dans la désintégration de la vertu civique ?
Aux élections, les nouveaux nés ne votent pas. Et un ministre incompétent à lui seul ne saurait remplir une urne (même pas celle de son village). Les Etudiants et diplômés de Cote d’ivoire ont appris à mener le bon combat : celui de la république…méditons-le !
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09.06.2008
Le dol du deal!
Le dol est découvert et personne n’a crié au scandale.
Dans une république en bute à toutes les maladresses anthologiques, le regard sérieux s’enfile le manteau de l’attention pour épouser le rêve de l’opinion. L’opinion, ou la manière de penser la plus répandue du corps social n’a jamais été si corrompue sur sa propre réalité que ces derniers jours de notre odyssée. Sous les miettes tombées du repas démocratique, les ivoiriens n’ont pas souffert à faire de l’opinion majoritaire la vigie du vrai.
La question du racket posée à coup de bouquets numériques et qui a transi toutes les sphères de décision de la chose publique (res publica) vient de révéler le manque de méthodologie qui caractérise la terre éburnéenne. C’est à penser avec une certaine aisance d’une exemplarité vérifiée que d’une part, les ivoiriens ne savent que mener de vrais faux combats et d’autre part qu’ils n’ont jamais su comment élever un fléau à son concept.
Les Forces de Défense et de Sécurité incriminés à tort ou à raison de corruption ne sont qu’à l’image de la société qui les emploie. D’autant qu’ils ont été pendant au moins une décennie objet d’une cabale dubitative visant, dans une relative opacité, à jeter la profession aux foires chagrines.
Un peu comme ce maladroit procès fait actuellement à ce couple français qui vient de décider de l’annulation de son mariage commenté par l’industrie intellectuelle de l’hexagone comme une expérience honteuse ; les ivoiriens ont posé des mots et des sons en des endroits qu’ils ne maîtrisent pas véritablement. Car en réalité, dans le conflit qui oppose le corrompu au corrupteur, se dresse une valeur aux règles non écrites : le mensonge !
Le mensonge n’est pas une norme ni un contrat encore moins une humeur ; mais se reconnaît par cela même que son principe repose sur un dédoublement de l’environnement ontique dans un intérêt reposant sur le vice du dire ou du vouloir dire l’indicible et l’ineffable dans une admirable ponctualité de l’ambiance sociale.
Le conducteur de « Gbaka » ou de « Woro-Woro » est un manipulateur en ce qu’il a laissé le passager abidjanais faire un procès d’intention souvent accompagné de dégout et d’aigreur au pauvre policier planté à son barrage dans une apparence de « perdeur » (excusez moi du mot) de temps inutile. Le Chauffeur de Woro-Woro ou de Gbaka est un pêcheur en eau trouble ou le véritable organisateur de l’anarchie qui gronde dans les fonds bas de son milieu.
Le lundi 02 juin 2008, l’état major de l’armée ivoirienne a accouché d’une idée ingénieuse au sens où l’on dit de l’ingénieux qu’il est productif de quelque chose. La levée des barrages et la régulation du transport intimement liées à la question de l’identification civile, a permis de comprendre que le fruit lui-même portait le ver en son sein. Identification comme acte juratoire pour l’état d’établir l’identité d’une personne ; mais identification comme fait trivial de donner un référent juridique à un engin : un Gbaka par exemple.
Or donc, les véhicules qui transportent les citoyens ivoiriens ne sont pas identifiés par l’état de cote d’ivoire. Or donc, la corruption qui ronge le milieu du transport ne porte pas le pigment de notre armée. Or donc, c’était pour les chauffeurs de transport commun une stratégie d’échapper à la rigueur de la loi qu’ils ont inventé, de toute ridiculité, le racket : en tout cas, les ivoiriens qui savent voir ont découvert l’ombre du deal.
Et pourtant, il fallait comprendre que le rôle d’un agent de l’ordre ne consiste pas en un accompagnement de la bêtise humaine : le banc dressé derrière le véhicule de patrouille servant de cachette à la médiocrité, n’était pas en réalité un comptoir de vérification des pièces administratives. Sinon, qu’est ce qui justifie foncièrement ce stationnement de tous ces Woro woro et Gbaka au moment même où l’état décide de supprimer ces comptoirs de vérification de pièces et de piécettes : leur « calvaire » ? L’affaire est à suivre, mais d’ici là portez vous bien
19:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Diplomatie ou Diplomentir ?
Ah ces hommes publics ! Qui aurait imaginé que Nicolas Sarkozy pouvait royalement oublier la disparition de son compatriote Kieffer toutes les fois que l’honneur lui était fait de rencontrer le président ivoirien ? Et tous ces émissaires reçus en audience par le Président ivoiriens à propos de ce sujet ? Des questions, il n’en manquera pas mais contentons nous de répéter simplement ce que monsieur Henry DOMENACH, rédacteur en chef du magazine français ARIANE avait dit du président français : « il est ridicule ! »
Ridicule mais pas rigolo parce que lui, a ses priorités.
Une disparition d’homme pour qui une puissance nucléaire engage une enquête ordinaire sous des apparats diplomatiques tandis que l’on refuse de s’interroger sur la disparition de plusieurs soldats dont la mort a été annoncée au peuple français.
Les officiels français savent bien se tirer d’affaires. Mais il ne faut pas oublier que l’image d’une puissance nucléaire s’entretient et se fait tenir en respect par le reflet qui en découle. De Chirac à sarkozy, les français ont été servis sur les plateaux de télévisions de la plus maladroite manière qui soit : La visite du guide libyen l’atteste et « le talk de Paris » de la chaine française France24 avec le Président ivoirien le confirme.
A GBAGBO, Sarkozy n’a jamais parlé de Kieffer. Pourtant l’homme a crié fort qu’il en ferait une priorité. Chez les FARC, pour le cas d’Ingrid BETANCOURT, l’homme a servi aux français et aux opinions publiques internationales de la sarkomania : allez y comprendre quelque chose.
La France qui se croyait investie dans un rôle de gendarme du continent noir sera obligée de se mettre au pas du réalisme international. La télé sait faire du spectacle, mais les acteurs de ce spectacle ne sont pas virtuels pour maintenir pendant longtemps le suspens.
Kieffer a disparu et Ingrid BETANOURT est encore aux mains des FARC : fasse Dieu que ses vies soient sauvées. Mais de grâce, n’en faisons pas une prestation d’exhibitionnisme diplomatique. Autrement, la diplomatie risque de se muer en « Diplomentir » !
19:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note