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08.09.2008
re-création terminée
Bilan contre bilan, les campagnes électorales s’annoncent lancinantes de part et d’autre. Certains voudront se séduire pour s’acquitter de la dette consistant à produire et présenter aux électeurs ce qu’ils voudront entendre. Alors que le passé contemporanéiste par la sorcellerie numérique est connu de tous de sorte que le discours charmeur, lieu de dédoublement falsificateur de l’histoire de l’intelligence commune, ne sera qu’une de ces caisses de résonnance au pigment discutable : l’ivoirité
ou si vous voulez, l’ivoirienneté . D’autres, certainement convaincus de leur statut de martyr de l’histoire récente ne manqueront pas de verser dans ce qu’il convient d’appeler la pédagogie de holocauste sacramentel.
Les faits, opiniâtres, ne se dissimulent pas aisément au regard le moins lucide. Pour une fois, tous ont de la matière à défendre et puis, il y a les acteurs ou si vous voulez, les metteurs en scène : ceux pour qui le zèle le plus expressif n’a pas encore de vocable linguistique. Ceux là, sont des aiguilles muettes au bas-fond des escarcelles de chaque politique.
La politique est un jeu pour qui sait devenir enfant ou pour tous ceux qui l’ont été une fois dan leur vie : C’est le lieu à partir duquel la réflexion complice se fait porteuse de clés diaboliques. Devenir encore enfant, c’est en quelque sorte prendre un recul par rapport à ce qui est fait par tous et connu de tous : c’est jouer et s’épanouir. L’enfant a ceci de particulier que son monde se veut toujours nouveau. Il faut cesser de paraître sérieux ; au sens où ce qui est sérieux se conforme toujours à du déjà-dit ou du déjà-fait : il faut faire ce qui aurait pu l’être et qui ne l’est pas encore.
Alors fini la ré-création! le mot tel qu'écrit traduirait desormais l'idée que toute reflexion complice sera estampillée infraction...
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